Stories

The story of Veronique – Canadian – 27 years old

French version will follow

I flew to Australia in March 2019. I have been working as a criminologist for the past four years with people that are at their lowest. And then, I realized I had the urgent need to think about myself for once. It was now or never. I left with a heavy heart and the world’s weight on my shoulders with one goal: free myself.

I often heard that I was just about to experience the trip of a lifetime. And clearly, I thought. I didn’t quite grasp the meaning of it. Not quite then. But now, I clearly understand what that meant. I have learned so much. On me, on others and life in general. Here is a little summary of it :

Life lesson #1: Confidence

I’ve heard “Everything happens for a reason” countless times, but never really believed in it. As soon as I arrived in Australia, things changed. People and things started materializing in front of my eyes as soon as I needed it — an umbrella in a free bin when it was pouring rain. Or, finding 20$ on the ground when I only had 52$ left in my account, which I dearly needed at that moment to get a taxi and feed myself) or even the mere fact of doing farm work when the coronavirus struck. I was in the best place in that situation. It’s been like that all my life, but I was blinded. Travelling opened my eyes.

Life lesson #2: Love

I had a few issues with self-esteem. Travelling alone to the other end of the world had opened up my eyes to all I’m able to do as a human being. I realized the negative thoughts I had regarding myself had no sense. I learned to love these skills and personality traits I have and work with them instead of working against myself. This love for myself that I managed even helped me find love, which I haven’t felt in 5 years.

Life lesson #3: Sharing

There’s a balance between what you give and what you receive, and karma hits you when you become too greedy. I’ve always been generous with my time and skills, but some experiences have held me back from sharing as much as I wanted to. Doing farm work for eight months has developed this unconditional love for the people around me. I’ve lived in a hostel for eight months with people I have not chosen. We have become a family in the coronavirus era. And I’ve learned to give without looking. Everything comes and goes, and that’s how life works.

This last lesson has brought me to another one in the previous days. I’ve needed emergency surgery for unpredictable reasons lately, and because of COVID-19, I was left without travel insurance. As a result of having my life saved, I still needed to pay the hospitals back. I’ve always struggled to ask for help, but I was left without a choice here: I did not have the money. I stepped on my pride and reached out to my community to fundraise to ease the stress off my shoulders. And I did well because I’ve received more love and support than I can ever imagine. I’ve never been so grateful for being alive in my entire life. If you wish to know about the whole medical adventure, visit the link below.

If life taught me one thing, it’s: Just do it.
I wish the same for you.

*** French version ***

Je me suis envolée pour l’Australie en mars 2019. Criminologue de formation, j’ai œuvré avec les plus démunis pendant 4 ans avant de réaliser que j’avais l’urgent besoin de penser à moi pour une fois dans ma vie. C’était maintenant ou jamais. Je suis partie avec le poids du monde sur les épaules et le cœur lourds, en ayant comme objectif de m’alléger.

Souvent, on m’a dit que je m’apprêtais à vivre le voyage de ma vie. J’en convenais, mais je ne savais pas ce qui m’attendais au détour. Mais aujourd’hui, je peux expliquer cette phrase clairement. J’ai tellement fait d’apprentissages. Sur moi, sur les autres et sur la vie. En voici un portrait en accéléré.

Leçon de vie #1 : La confiance.

La phrase « Rien n’arrive pour rien » n’avait jamais fait de sens pour moi. Dès mon arrivée en Australie, j’ai l’impression que le chemin qui était pavé pour moi était adapté afin de me faire affronter mes peurs et mes incertitudes. De plus, il y avait constamment des gens et des objets qui apparaissaient devant moi dans les moments les plus opportuns. Que cela soit trouver un parapluie dans un « free bin » dans un hostel lors d’une pluie torrentielle, trouver 20$ au sol alors qu’il me restait 52$ dans mon compte (qui m’a permis de prendre un taxi et de me nourrir un peu avant de trouver un job) ou encore d’être en train de faire du farm work au moment où le coronavirus nous est tombé dessus, je me suis constamment retrouvée où je devais être au bon moment. Ça a toujours été ainsi, mais j’étais aveugle. Voyager m’a ouvert les yeux.

Leçon de vie #2 : L’amour.

Ayant quelques petites difficultés d’estime, la confiance que j’ai gagnée m’a permis d’aimer la personne que je suis. En voyageant seule, j’ai pu réaliser à quel point certaines de mes qualités étaient mes plus grands atouts. En étant seule, j’ai pu les apprécier à leur juste valeur, et les cultiver. Cet amour propre qui m’a permis de tomber amoureuse à nouveau, ce qui ne m’était pas arrivé depuis 5 ans.

Leçon de vie #3 : Le partage.

Il y a un équilibre entre ce que l’on donne et l’on reçoit, et je crois que le karma frappe lorsque nous sommes trop gourmands. J’ai toujours été très généreuse de mon temps et de mes habiletés toute ma vie. C’est quelque chose que je savais mais ayant vécu des expériences de manque dans le passé, je n’arrivais pas à l’appliquer avec tout mon cœur. Cependant, accomplir 8 mois de farm work m’a permis d’ouvrir mon cœur d’avantage. Cohabiter avec des gens que l’on ne choisit pas et qui deviennent notre famille crée le développement de l’amour inconditionnel. J’ai rapidement appris à donner sans regarder et réellement sans espérer rien en retour. J’ai appris à ne pas calculer. Tout revient en temps et lieu.

Cette dernière leçon prend un sens particulier dans les derniers jours. J’ai dû me faire opérer d’urgence et puisque les circonstances de la COVID ont affolé les compagnies d’assurances, je me suis retrouvée avec une facture très salée à rembourser. Après 8 mois à travailler dans les fermes, j’étais prête à quitter et profiter de la partie « voyage » de mon PVT. Mais non. J’avais encore une leçon à tirer. J’ai toujours eu beaucoup de difficulté à demander de l’aide, mais devant cette énorme facture, j’ai décidé de piler sur mon orgueil et de faire une campagne de financement et demander une aide financière pour me sortir du pétrin. Et j’ai bien fait, parce que je reçois encore plus de soutien que je ne n’ai jamais osé espérer. Si vous désirez connaître l’histoire complète de ma mésaventure médicale, visitez le lien suivant.

Si la vie m’a appris une chose c’est : Vas-y et fonce.
Je te souhaite la même chose.

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